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Poissons du lac
Créé le vendredi 11 janvier 2008, Afficher la version Imprimable

79 espèces de poissons ont été recensées dans le lac Ahémé.
L’originalité de ce lac du fait de sa communication avec la mer et avec son tributaire le fleuve Couffo, permet la présence de poissons d’eaux marines, d’eaux douces et d’eaux saumâtres. Ainsi selon la période de l’année, les espèces coexistantes dans le lac varient. En période de crue, on observe la présence de nombreux poissons d’eau douce provenant du Couffo. Certaines espèces de poissons d’eau de mer sont présentes toute l’année mais restent localisées au Sud du lac tandis que les poissons strictement d’eau douce sont localisés vers le Nord.

Les espèces majoritaires du lac

Elles font de la famille des Cichlidae et sont présentes toute l’année et en grande quantité.

Tilapia guineensis

Le Tilapia de Guinée présente une tache noire sur la dorsale molle. Les nageoires pectorales sont plus courtes que les ventrales. Il présente six à huit bandes verticales sombres très peu marquées sur les flancs. La coloration est jaune-verdatre sur le dos et le ventre est rouge. Sa longueur maximale est de 282 mm.

Sarotherodon melanotheron

Ce poisson présente une tache noire sur l’opercule, et des taches noires irrégulières sur la gorge et le bas de la tête. La coloration générale est bleu opalin clair avec une tache plus foncée ou jaune dorée à la base de chaque écaille. Sa longueur maximale est de 260 mm.

Menaces

La principale source de revenus des communautés est la pêche et la tendance actuelle observée est une diminution importante de la diversité biologique et du stock de poissons et crustacés.
En effet, la dégradation poussée de l’écosystème du lac Ahémé entraîne inexorablement la diminution de la production halieutique. Cette situation s’explique entre autre par une surexploitation des populations piscicoles par la pêche.


Stratégies de conservation

La sacralisation du lac à travers le fétiche Avlékété constitue une forme de gestion intéressante permettant un développement durable des ressources naturelles. Des aires protégées appelées « Avlékététins » ont été mises en place par les chefs traditionnels. Ces enclos constituent des refuges pour les poissons, des lieux de reproduction, d’alimentation des fraies et permet au plan d’eau de garder sa diversité biologique. L’Avlékétin est une zone sacrée du lac où personne n’a le droit de pêcher. Ce système de gestion traditionnelle est approuvé par les autorités administratives et reconnues par le CcPA dans le cadre d’un projet d’appui au développement participatif de la pêche artisanale.